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La charge mentale : comment s'en libérer?

Posté le 03/10/2017

Par Isabelle Dagenais

 

En tant que maman vous êtes celle qui pensez, prévoyez et planifiez ce qui est nécessaire pour le bon fonctionnement de votre famille ? Cette charge pèse lourd sur vos épaules ? Voyons comment il est possible d’alléger votre fardeau ?

 

Cette réalité que vous vivez porte le nom de charge mentale.

Cette charge mentale est problématique si elle vous mène à l’épuisement, à un sentiment d’insatisfaction et si elle cause des conflits dans votre vie de couple. La lourdeur que vous ressentez provient de la répétition des tâches, de la constance des préoccupations, du peu de reconnaissance et du manque de soutien.

 

Sachez que la première étape pour pouvoir transformer une situation problématique est d’en être conscient ! Une personne ne peut pas changer une situation dont elle n’est pas consciente ! Donc à la base il doit y avoir une prise de conscience en vous et chez votre partenaire concernant les enjeux de votre vie familiale. Évidemment, vous n’avez pas le contrôle sur les prises de conscience de votre partenaire ! Pour aider à mieux saisir les enjeux, je vous suggère quelques réflexions.

 

Réflexions pour vous

 

Quel aspect me pèse le plus dans ma vie de maman ?

Qu’est-ce qui est important pour moi ?

Suis-je perfectionniste et/ou performante ?

Ais-je de la facilité à dire non ?

Est-ce que je peux accepter que les choses soient faites différemment ?

Suis-je une personne anxieuse ?

Quelles sont mes forces/ talents et aptitudes ?

Est-ce facile pour moi de dire que je n’y arrive pas seule ?

C’est quoi pour moi être une « bonne mère » ?

Qu’est-ce qui contribuerait à mon bonheur ?

 

Réflexions pour lui

 

Qu’est-ce qui me pèse le plus dans ma vie de papa ?

Qu’est-ce qui est important pour moi ?

Quelle est mon implication dans la vie familiale ?

Est-ce que je prends des initiatives ?

Si oui, comment sont-elles reçues ?

Quelles sont mes forces/ talents et aptitudes ?

Ais-je le sentiment de soutenir ma conjointe ?

C’est quoi pour moi être un « bon père » ?

Qu’est-ce qui contribuerait à mon bonheur ?

 

 

Demander ou ne pas demander ?

 

Les mères que je rencontre en ont assez de devoir demander pour que leur partenaire participe aux tâches et planification de la maisonnée. Elles souhaiteraient n’avoir rien à demander et que leur partenaire prenne des initiatives.

 

Idéalement, vous et votre conjoint auriez la même vision des choses et le même niveau d’implication ! Or le changement de mentalité prend du temps. Je ne suis pas convaincue que d’arrêter complètement de demander simplifiera votre vie à court terme.

 

 

Comment amorcer un changement ?

 

  • Parler de votre ressenti face à cette charge et les conséquences sur votre bien-être.
  • Identifiez vos priorités et vos valeurs communes
  • Laisser votre partenaire avec les enfants sans avoir tout préparé
  • Diminuer vos exigences
  • Honorer vos besoins personnels
  • Éviter les reproches
  • Faire une liste de ce qu’il y a à faire selon la fréquence (quotidienne/ hebdomadaire/mensuelle/annuelle/ occasionnelle.
  • Répartir les tâches et les « départements » selon vos intérêts et vos aptitudes.

 

 

En ce qui concerne les solutions suggérées, sachez que c’est à vous de trouver ce qui fonctionne selon votre personnalité, vos valeurs et celles de votre conjoint. Rappelez-vous que vos habitudes ne se transformeront pas en quelques jours. Le changement est possible avec de la compréhension envers l’autre, de la communication et un engagement mutuel envers votre bonheur familial !

 

 

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Enceinte en végétarienne... pas de problème!

Posté le 08/06/2017

Quel bonheur de voir enfin un petit trait bleu sur le test de grossesse ! Vous venez tout juste d'apprendre que vous êtes enceinte... Wahoo c'est un bouleversement et une super nouvelle !

 

Vous êtes encore bouleversée que plusieurs questions se cheminent dans votre esprit telles que : à quoi ressemble le fœtus? Comment ma grossesse va-t-elle se dérouler? Quelles sont les démarches administratives? Comment va-t-on s'organiser pour l'arrivée du bébé? A qui bébé va ressembler? Quelles transformations mon corps va-t-il subir?

 

Mais petit stresse en plus du moment, vous êtes végétarienne! Des questions supplémentaires peuvent alors s'imposer à votre torture mentale des premières semaines... Vais-je devoir manger de la viande et du poisson? Le régime alimentaire du végétarisme va-t-il suffire aux besoins du bébé? Vais-je devoir prendre des compléments alimentaires? Vais-je pouvoir allaiter?

 

Pas de stress vous êtes au bon endroit! Ces quelques lignes vont vous expliquer simplement que vous pouvez être enceinte et végétarienne sans aucun dangers pour votre petit trésor !

 

Tout d'abord, pour répondre à vos interrogations, je vais vous expliquer ce qu'est le végétarisme.

Le végétarisme est une alimentation qui est composée principalement ou exclusivement de végétaux. Plusieurs raisons peuvent pousser une personne à adopter une alimentation végétarienne. Que la motivation soit religieuse, idéologique ou pour des raisons de santé ; il existe différents types de végétarisme et leurs aliments associés comme le démontre le schéma suivant :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En effet, la plupart des végétariens excluent les viandes, les volailles, les poissons et les fruits de mer de leur alimentation. Les végétaliens, mot de même famille que «végétal», excluent de leur alimentation tous les produits d’origine animale, tels que les produits laitiers et les œufs.

 

Une alimentation végétarienne variée et équilibrée peut couvrir les besoins d’un adulte.

 

Mais attention, plus l’alimentation est restrictive, plus elle doit être variée afin d’éviter le développement de carences nutritionnelles telles qu'une carence en vitamine B12 qui peut entraîner chez le nourrisson un retard de développement cognitif, un manque de tonus musculaire ou une atrophie du cerveau et chez la maman des problème d'anémie pernicieuse, favoriser l'apparition de maladies cardio-vasculaires ou même une glossite.

 

Il peut aussi y avoir une carence en fer, qui peut augmenter les risques d'accouchement prématuré, d'avoir un bébé de faible poids à la naissance et chez la maman on peut retrouver une fatigue intense et une pâleur anormale de la peau.

 

Mais aussi une carence en calcium et en vitamine D qui peut provoquer un sous-développement du fœtus avec la maladie du rachitisme, et augmenter les risques d'une pré-éclampsie ou de souffrir de l'ostéoporose.

 

Pour finir, une carence en oméga-3 peut être facteur d'un sous-développement cognitif du fœtus !

 

Note : toutes ces recommandations en fait de carence s'adressent aussi... aux non-végétariens ;) 

 

En étant une femme végétarienne vous avez l'habitude d'avoir une alimentation riche, vivante et surtout variée... Des légumes, des céréales, des féculents, des produits laitiers, des noix, des graines, etc. Très bien, vous pouvez garder ce régime alimentaire durant votre grossesse, cependant pensez à prendre en supplément des vitamines prénatales qui regroupent plusieurs vitamines dont vous et votre bébé avez besoin.

 

Ainsi, je vous conseille de prendre des vitamines prénatales complètes et naturelles qui sont composée de cette façon :

  • 0,4mg d'acide folique,
  • 16 à 20mg de fer,
  • 10 000 UI de vitamine A (maximum),
  • Vitamine B12 (pas de dose limite).

 

Il existe la vitamine prénatale New Chapter qui est faite de légumes et de plantes biologiques, la Sisu ou les vitamines prénatales New Roots.

 

De plus, pour un meilleur confort, il est important de consommer ces vitamines lors de votre repas (le midi par exemple), d'espacer cette prise de deux heures par rapport à une autre prise de médicaments, et de surtout favoriser des vitamines prénatales composées d'une source en fer végétale pour éviter la constipation et une absorption plus facile par votre organisme.

 

Attention, même si vous prenez des vitamines prénatales il est important de manger une protéine complète à chaque repas.

 

En tant que végétarienne, pour créer une protéine complète vous devez utilisez quelques formules mathématiques nutritives. En effet, vous devez associer une céréale avec une légumineuse, ou une céréale et du soja, ou alors une céréale avec une noix ou une graine, ou pour finir une légumineuse avec une noix ou un graine.

 

Voici quelques exemples de chaque catégorie que vous pouvez utiliser pendant votre grossesse:

  • Céréales = épeautre, riz, maïs, quinoa, sarrasin...
  • Légumineuses = lentilles, pois chiches, arachides, haricots secs...
  • Noix = amandes, noix de cajou, noix de coco, pistaches...
  • Graines = sésame, tournesol, citrouille, chia, lin...
  • Soya = tofu, miso, fèves de soja, lait de soja... 

 

Pourquoi pas vous faire plaisir en dégustant des lasagnes de blé intégral avec de la sauce tomate au tofu, du pain d'épeautre et beurre de noix de cajou ou aussi une galette de sarrasin accompagnée d'une boisson d'amande... Quelques petites idées, maintenant à vous de jouer;)

 

Cependant, faites attention à ne pas trop associer de protéines, maximum 2 à 3 par repas car c'est la capacité de digestion de votre estomac!

 

Pour finir, si vous désirez après votre accouchement allaiter votre nouveau-né, voici quelques informations.

 

Tout d'abord, sachez qu'une nouvelle maman a besoin de plus de calories pendant sa période d'allaitement que durant sa grossesse, environ deux collations de plus soit 1900 calories par journée contre 1200.

 

De plus, la vitamine B12 se retrouve dans votre lait maternel en quantité plus ou moins importante; ainsi, vous n’en consommez pas suffisamment, votre lait en sera pauvre.

 

Par ailleurs, un pauvre niveau de fer dans votre organisme peut se refléter par une diminution du niveau de fer dans votre lait maternel. La majorité des bébés ont des réserves de fer jusqu’à environ l’âge de 6 mois, mais si vous avez fait de l’anémie durant la grossesse, il est possible que les réserves de fer du bébé s’épuisent plus tôt, mettant le bébé à risque de carence en fer.

Des cas ont été observés où des nourrissons allaités par leurs mères végétaliennes ou végétariennes qui ne prenaient pas de compléments, présentaient un retard de développement cognitif, un manque de tonus musculaire ainsi que, dans certains cas, une atrophie du cerveau.

Je vous conseille donc en tant que maman végétarienne ou végétalienne de tout simplement continuer vos vitamines prénatales durant la période où vous allaitez pour la bonne santé de votre bébé !

 

Si vous recherchez plus d'informations sur le végétarisme et la grossesse, je vous conseille de lire le petit livre «Enceinte et végétarienne» de Hélène Defossez. Cette dernière détaille dans ce guide la grossesse, l'arrivée de bébé, l'allaitement et la diversification alimentaire pour les futures mamans qui sont végétariennes.

 

En conclusion, de nos jours, être végétarienne et enceinte c'est possible et cette situation ne posera pas de problèmes de santé pour vous ou votre bébé.

En effet, grâce à de bonnes habitudes alimentaires avec un régime variée, une protéine complète et des vitamines prénatales le développement de votre fœtus se fera sans danger et vous vivrez votre grossesse en toute simplicité !

 

Danaëlle Dupuy

 

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Si je pouvais lui parler à l'anomalie cérébrale de mon fils, je lui dirais...

Posté le 21/02/2017

Si je pouvais lui parler à l'anomalie cérébrale de mon fils, je lui dirais...

Non, je ne t'aime pas!

Je ne t'aime pas, j'apprends à te tolérer. Je dois accepter de te côtoyer, j'y suis contrainte. Chaque jour, je dois te voir quand je regarde mon bébé dans les yeux. Je ne peux t'atteindre ni t'éloigner. Je dois me faire à l'idée que tu a plus d'emprise et d'impact sur la vie de mon fils que je n'en aurai jamais. Tu as volé mon nouveau-né parfait, celui-là même qui tétait vigoureusement et qui devait grandir et devenir fort, celui qui devait suivre sa grande sœur partout et vider nos armoires. Tu as gâché sa vie et la nôtre. Tu m'as brisé le cœur, tu nous torture et nous tourmente... Tu imposes tes conditions inacceptables, tu nous maintiens dans l'incertitude, la crainte, l'inconnu et la peur. Toujours nous devons nous adapter et nous réadapter, sans répit, nous poser cents questions, douter, espérer, lâcher prise, faire des deuils. La moindre accalmie génère une grande joie mais très vite, trop vite, tu nous enlèves cette joie pour nous replonger dans le noir d'où il est si pénible de sortir, sans même savoir si cette fois, on pourra s'en sortir! Une joie est suivie de milles douleurs, tu t'acharnes, c'est injuste et nous ne comprenons pas.

C'est douloureux de penser à ce que serait notre vie si tu n'étais pas là. Tu fais partie de lui mais il serait mieux sans toi. Tu l'as fait prisonnier, tu lui impose des limites qu'il ne pourra jamais dépasser. Je ferais n'importe quoi pour lui donner une autre vie sans toi. Tu nous donnes des leçons d'humilité et nous rends plus forts mais ces leçons, on ne les demande pas. Cette force, je l'échangerais bien volontiers contre un peu de paix, contre une seule randonnée en montagne avec lui. Sans toi, il aurait déjà des amis, un vélo et ses exploits! Tu l'étouffes. Je ne comprends pas ta raison d'être. Tu es une anomalie trop handicapante et lourde pour même permettre l'espoir. Je voudrais au moins que tu le laisses mon bébé un peu tranquille, que tu cesses de générer d'autres problèmes, que tu le laisses grandir et sourire, que tu cesses de menacer son souffle de vie... Tu as déjà causer pas mal de tort. Une vie si fragile et courte doit-elle en plus être continuellement menacée? Permets nous au moins d'oublier que la mort viendra trop vite me reprendre mon bébé.

Peut-être a t-il choisi de s'incarner ainsi limité pour nous apprendre des choses utiles et nous faire évoluer spirituellement... Si au moins le but visé ou l'enseignement était clair! Un jour entre deux vies je pourrai peut-être saisir pourquoi... Pourquoi tu devais être là? Je pourrai peut-être communier sans entrave avec ton âme mon fils . Je me languis de ce jour au moins autant que je le crains. Je l'aime et il m'aime clairement ce petit homme si fragile. Tu n'as aucune prise sur sa grande âme, tu n'as de portée que sur le corps et le mental.... mais c'est déjà beaucoup trop!

Chaque jour, je plonge mon regard dans le sien pour ressentir toute la force et la conscience de son âme. Tu es toujours là avec ton lot important de limites mais son regard ne connaît pas la peur ni le doute. Il n'est que pur amour. Sans dire un seul mot, il me demande de rester près mais de regarder au loin, d'avoir confiance, de m'ouvrir, de grandir, d'abandonner mes résistances. Il me rappelle que tout ce qui arrive me pousse sur un chemin de croissance que je n'aurais pas foulé dans des circonstances de vie différentes. Il me rends mon étreinte, il m'apaise, il est calme, il me fait confiance... Il sait qu'en fait, tout va bien, que la vie suit son cours. Il fait confiance, il indique la voix. Il chemine... il vit et il aime. Il m'enseigne et me pousse dans une direction où je ne serais jamais allée de plein gré. L'avoir dans ma vie est une grande richesse même si pour pouvoir l'aimer je dois composer avec toi! Je ne sais certes pas qui il serait sans toi. Je ne sais pas non plus qui je serais sans lui. Certains jours, je t'en veux moins d'être là, ai-je vraiment le choix? Je doute de ne jamais t'accepter complètement. Mon fils, je le sens heureux. Il ne souffre ni dans son corps ni du regard des autres. J'ai même souvent l'impression qu'il est fier du chemin parcouru, qu'il applaudit chaque pas comme un accomplissement de l'âme. Il est grand ce petit et je l'aimerai toute sa vie... mais toi, non, je ne t'aime pas!

 

Marie-Josée Simard

 

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Quand maman va

Posté le 21/02/2017

 

Quand maman va, tout va ! Voilà un énoncé approuvé par toutes les mères que je rencontre! Mais ce n’est pas parce qu’on le sait qu’on s’occupe nécessairement de nous!

 

Bien que  nous sachions que nous avons le premier rôle dans la vie de notre enfant, que notre bien-être émotionnel est à la base de notre épanouissement personnel et familial nous nous négligeons !

 

Dans la vraie vie nous fonctionnons selon l’énoncé suivant : bébé d’abord! Il suffit d’observer nos comportements pour s’en rendre compte :

 

Nous faisons beaucoup d’efforts et de sacrifices pour son bien-être.

Nous dépensons beaucoup d’argent pour son confort et son plaisir.

Nous investissons beaucoup de temps à son développement.

Nous voulons lui assurer un bel avenir.

Nous plaçons souvent ses désirs en priorité.

Nous nous valorisons particulièrement par ce que nous faisons pour lui.

 

Les conséquences

 

Ce faisant nous négligeons nos besoins et nos désirs.

Nous continuons à donner sans chercher à recevoir.

Nous craignons d’être vulnérables donc parfois nous faisons semblant d’être forte.

 

Et puis vient la fatigue, l’impatience, le découragement, la tristesse, la déception, la comparaison, le jugement, le doute, le sentiment de ne pas être à la hauteur et parfois la déprime…Que nous arrive-t-il ? Nous faisons de notre mieux et nous aimons notre enfant pourtant! Nous devrions être heureuses n’est-ce pas ? Dans ces moments plus difficiles demandons-nous; est-ce que je prends soin de la personne la plus importante pour mon enfant?

 

Il faut d’abord arrêter le tourbillon pour pouvoir réaliser à quel point c’est exigeant d’être maman. Il faut reconnaître que notre bonheur est un pré-requis pour le sien. Il faut admettre que d’être fonctionnelles et que de faire ce qui doit être fait ne nous apporte pas une grande satisfaction! En agissant toujours pour notre enfant, il arrive que nous nous négligions et qu’avec le temps cela crée de la frustration. Il est possible que ce bonheur par procuration ne soit plus suffisant pour recharger notre batterie !  Et que dire de l’impact sur notre enfant ? Croyons-nous vraiment que notre enfant ne perçoit pas notre absence malgré notre présence ? Est-il possible qu’il ne ressente pas l’intensité des émotions qui nous habitent ? Ce questionnement n’a pas pour but de se culpabiliser puisque cela est inutile et souffrant. Mais il permet une prise de conscience pour nous permettre de se placer sur la liste des priorités, tout en sachant que cela demande du courage de notre part!

 

 

 

 

Les bénéfices

 

Pourquoi est-ce si difficile de prendre soin de nous ? Parce qu’il y a des avantages et le plus important est la valorisation de soi ! L’oubli de soi et le dévouement nous permet de nous considérer comme une bonne maman! Attention, il ne faut pas sous-estimer ce besoin que nous avons d’être une bonne mère car il est à la base de nos choix et de nos actions! Au plus profond de nous-mêmes nous croyons que de placer notre enfant en priorité à tout moment est la bonne chose à faire! En réalité s’occuper de notre santé émotionnelle nous permet de bien gérer nos émotions et d’accueillir celles de notre enfant :

 

Nous comprenons mieux pourquoi nous agissons comme nous le faisons.

Nous évitons le trop plein et les débordements.

Notre perception de nous-mêmes est plus positive.

Nous exprimons davantage de compassion envers lui.

Notre confiance en nos capacités augmente.

Nous intervenons davantage en lien avec nos valeurs.

Nous sommes moins sur la défensive.

Nous réagissons mieux aux demandes de notre enfant.

Nous mettons des limites plus facilement.

Nous éprouvons un réel plaisir à être avec lui.

 

 

Se ressourcer; première étape

 

Le fait de reconnaître que nous avons des besoins est déjà très bénéfique. Si nous parvenons à les combler partiellement ou totalement, les bénéfices seront encore plus grands ! Lorsque nous sommes prêtes à nous occuper de nous, nous cherchons souvent comment nous y prendre ! Nous avons perdu l'habitude de le faire, ce qui donne lieu à ce genre de situation. Une fois que nous avons déterminé qui s'occuperait du bébé, que nous avons donné nos consignes et préparé le biberon ou le repas, nous nous retrouvons dans la voiture à nous demander : « Qu'est-ce que je fais maintenant ? » Pour éviter que cela ne se produise, identifions notre besoin ! Ai-je envie de me divertir, de discuter, de me reposer, de bouger ou de sortir ?

 

Identifiez à partir de cette liste les besoins que vous avez actuellement et qui ne sont pas comblés.

 

Affection

Appréciation

Tendresse

Reconnaissance

Liberté

Loisir

Équilibre

Solitude

Réalisation

Expression

Réconfort

Soutien

Plaisir

Stimulation mentale

Partage

Ressourcement

Amour

Approbation

Amitié

Intimité

 

 

J'ai souvent entendu des mères dire qu'elles apprécieraient être seules à la maison pour prendre le temps de faire ce dont elles avaient envie ! Pouvoir lire sans être interrompues, prendre un bain ou encore en profiter pour faire une petite sieste ! Cette option est peu coûteuse et accessible, pourtant elles n'osent pas demander à leur conjoint de quitter la maison avec bébé. Encore une fois, cette difficulté à admettre que nous avons besoin de faire autre chose que de nous occuper de notre enfant !

 

La culpabilité est, elle aussi, un obstacle considérable quand vient le temps de penser à soi. Certaines diront : « À quoi ça sert de sortir ? Je ne fais que penser à mon bébé ! » Il ne faut pas attendre que la culpabilité se soit dissipée pour faire une activité, car l'attente sera longue. Mieux vaut « apporter » sa culpabilité avec soi ; après quelque temps elle aura perdu de son ardeur, elle aura peut-être même disparu !

 

La liste des raisons pour ne pas prendre soin de nous est considérable et les obstacles aussi ! Notre engagement envers nous-mêmes sera ce qui fera la différence entre agir ou non ! Pensez-y, quelle action pourriez-vous entreprendre dès aujourd'hui pour répondre à un besoin ?

 

Pour connaître mes activités de Ressourcement pour maman, visitez le www.etremaman.ca

 

Isabelle Dagenais

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Lettre d’une nouvelle maman à son conjoint

Posté le 21/02/2017

Pas toujours facile de faire comprendre votre réalité de maman à votre partenaire ? Pourquoi ne pas lui écrire une lettre ? Voici un modèle pour vous inspirer !

 

Il arrive souvent que des mères me disent que mes textes mettent des mots sur ce qu’elles vivent et qu’elles les lisent à leur conjoint pour qu’il puisse comprendre ce qu’elles ressentent ! Cela m’a donné l’idée de vous proposer ce texte sous forme de lettre pour vous inspirer à écrire votre propre lettre à l’homme qui partage votre vie !

 

Il va de soi que certains propos ne correspondent pas à votre réalité alors modifiez ce texte pour qu’il soit le plus authentique possible.

 

Mon amour,

 

Je t’écris cette lettre parce que j’avais envie de te partager comment c’est pour moi d’être une maman et comment je m’y adapte. L’arrivée de notre bébé est pour moi un grand bonheur, je vie des moments merveilleux avec lui et je l’aime profondément. Ce qui me trouble c’est qu’il m’arrive de trouver ça difficile d’être une maman. Juste de l’écrire ça me fait mal ! Je réalise que j’avais beaucoup d’attentes et je croyais que la présence de notre bébé n’apporterait que du bonheur ! Je ne croyais pas que ce serait aussi demandant au quotidien. Je croyais que je saurais d’instinct comment prendre soin de notre bébé mais la vérité est que ce n’est pas toujours le cas. Quand il pleure et que je ne parviens pas à l’apaiser je me sens tellement impuissante et parfois même incompétente. J’ai honte de te le dire mais je manque parfois de patience, je voudrais qu’il dorme et me laisse un peu de répit. Moi qui étais convaincue que je serais toujours patiente, souriante et heureuse de prendre soin de lui ! C’est vrai que j’ai tendance à être exigeante envers moi mais je veux tellement être une bonne maman. Je veux lui donner le meilleur et ne commettre aucune erreur qui pourrait nuire à son développement. Comme tu peux le constater je ne me considère pas toujours à la hauteur et voilà pourquoi j’ai besoin de t’entendre me dire que je suis une bonne maman!

 

 

Après une journée avec bébé où j’ai manqué de temps, même pour prendre ma douche, il est vrai que j’attends impatiemment ton retour du travail et que parfois je te bouscule dès ton arrivée. C’est que tu es la seule personne avec qui  je sens que la responsabilité est partagée également et cela me procure un grand soulagement ! Je comprends que tu souhaiterais avoir du temps pour toi après ta journée de travail et sache que c’est la même chose pour moi. Nos journées sont exigeantes pour tous les deux donc nous avons le même besoin au même moment et notre enfant a besoin d’un de ses parents. Je voudrais que nous puissions trouver une entente, une façon de faire qui conviendrait à chacun d’entre nous. Qu’en penses-tu?

 

Je souhaite que nous fassions équipe en respectant les forces, les talents et les limites de chacun.  Nos rôles sont différents et je veux te laisser de la place pour que tu puisses être un papa présent. C’est vrai que dans certaines situations j’ai tendance à te conseiller et à m’interposer mais ce n’est pas parce que je n’ai pas confiance en toi. J’agis ainsi parce que je veux que tout se passe pour le mieux mais je vais faire des efforts pour m’éloigner et te laisser créer ta relation avec bébé.

  

De toute évidence notre vie de couple est assez différente de celle d’avant. Je suis consciente que je suis moins disponible pour nous deux et que notre vie intime en subit les conséquences. Il est important que tu comprennes que ce n’est pas à cause de toi et que  je t’aime toujours autant ! Il y a plusieurs facteurs qui influencent mon désir sexuel, la fatigue, les changements hormonaux, ma peur d’avoir mal et mon besoin de me retrouver. J’ai le sentiment qu’il y a toujours quelqu’un près de moi et que mon corps ne m’appartient plus ou si peu… Je suis beaucoup sur le mode « donner » et donc le temps que j’ai à moi j’ai tendance à vouloir l’utiliser pour me ressourcer.

 

J’ai peur que mes refus à tes invitations à faire l’amour te blessent. En même temps, il est tellement important que je sente que tu me désires malgré mon corps transformé. Et oui, je crains que tu ne me trouves plus belle avec mon ventre mou et les vergetures. Moi en tout cas je ne me trouve plus aussi belle qu’avant voilà pourquoi j’ai de la difficulté à accepter et croire tes compliments…mais je souhaite que tu continues à m’en faire.

 

 

Peut-être qu’en lisant cette lettre tu te sens impuissant et que tu demandes comment tu pourrais me soutenir ? Et bien juste de m’écouter ou de me lire me fait déjà beaucoup de bien. J’apprécie également ton implication dans les tâches ménagères. Pour moi, le fait que tu passes la balayeuse ou fasse la vaisselle est comme une démonstration de ton amour pour moi et ça me fait sentir importante. Et quand tu prends soin de bébé pour que je puisse prendre soin de moi, ça n’a pas de prix. Merci !

 

Je t’aime

 

 

 

Notes : Beaucoup de réalités ne sont pas abordées dans ce texte. Je vous encourage à écrire dans votre lettre ce qui vous préoccupe que ce soit en lien avec un accouchement difficile, une difficulté au niveau de l’attachement, la peur d’être en dépression, etc…Vous pourriez ajouter un paragraphe où vous lui mentionnez ce que vous appréciez de lui en tant que papa. La reconnaissance c’est toujours plaisant.

 

Se dévoiler, se rendre vulnérable demande du courage mais permet de créer des relations vraies et d’obtenir ce dont on a besoin! Bonne écriture !

 

Je vous invite à visiter mon site pour www.etremaman.ca

 

Isabelle Dagenais

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Les clés del’épanouissement maternel

Posté le 21/02/2017

partageons! Or pour y arriver, nous devons d’abord apprivoiser les obstacles à notre épanouissement maternel !

 

Pour apprécier pleinement les joies de la maternité nous devons adresser nos déceptions, inquiétudes, nos peurs et nos doutes! Refouler, nier et rationaliser ce qui ne va pas nous gruge beaucoup d’énergie alors que d’en parler nous apporte de l’apaisement et un regain d’énergie ! Évidemment, nous aimerions atteindre ce sentiment complet d’épanouissement de façon instantanée et permanente mais être maman est un processus, un cheminement personnel et transformationnel. Je vous propose donc un  aperçu de certains obstacles à apprivoiser et quelques outils à pratiquer pour se rapprocher davantage de notre idéal :

 

 

Les attentes déçues

 

Je parle régulièrement des déceptions et des deuils en lien avec la maternité car ils sont bien présents et trop souvent négligés. Que nous en soyons conscientes ou non ils nuisent à notre bien-être émotionnel! En voici quelques exemples :

 

-          deuil de la grossesse harmonieuse

-          deuil de l’accouchement naturel

-          deuil de l’attachement instantané et intense

-          deuil du bébé rêvé

-          deuil de l’allaitement

-          deuil de la mère parfaite

-          deuil de notre vie d’avant

-          etc…

 

Denise Moreau qui a effectué la recherche « L’expérience de devenir mère : entre les attentes et la réalité » dit ceci :

 

« Aucune des participantes de l’étude n’avait imaginé qu’il soit si exigeant et épuisant de s’occuper d’un nouveau-né, ni à quel point son arrivée allait changer sa vie. Face à un tel constat, les mères se retrouvent confrontées à une impasse : soit elles ont le sentiment d’avoir été dupées par rapport à tout ce qu’on leur avait fait miroiter sur la maternité et qu’elles ne peuvent réaliser, soit elles ne se sentent pas à la hauteur de leur nouveau rôle!  Plusieurs recherches ont démontré que plus l’écart est grand entre les attentes et la réalité de la maternité plus grand est le risque que ce conflit soit associé au développement d’une fatigue physique et émotionnelle que les femmes tenteront de surmonter pendant

des mois, sinon des années ! »

 

Identifiez et nommez la déception qui vous habite encore à ce jour…Faites de la lumière sur cette expérience pour vous en libérer progressivement !

 

Le perfectionnisme

 

Le perfectionnisme est très répandu chez les mamans que je rencontre et je ne fais pas exception ! Toutefois il semble se manifester de différentes façons :

 

-          Une mère perfectionniste pourrait chercher à tout faire parfaitement et à appliquer le plus de recommandations possibles. Ce qui a pour effet de l’éloigner de ce qu’elle veut vraiment. Elle souhait se rassurer en agissant comme il se doit mais cela a pour conséquence de diminuer sa confiance en ses capacités.

 

-          Pour certaines mamans, le perfectionnisme démontre un  besoin de contrôle et donc un peu d’anxiété. Il est facile de croire que d’être très prévoyantes servira de protection contre les imprévus mais cela ne fait qu’intensifier la peur de l’imprévisible!

Avoir de nombreuses exigences envers soi est aussi une forme de perfectionnisme. Le piège est la dévalorisation de la mère que nous sommes. Le bilan de la journée est souvent négatif car nous retenons que les moments où nous n’avons pas été comme nous le souhaitions!

 

Il devient intéressant de se demander comment notre perfectionnisme influence notre façon d’être maman. Le but étant  la prise de conscience et non pas la culpabilisation !

 

 


 La culpabilité et la honte

 

Lorsque nous parlons des mères nous faisons souvent référence au sentiment de culpabilité. Nous disons qu’il est dévastateur mais nous le confondons avec le sentiment de honte, voici la distinction :

 

-          Sentiment de culpabilité : « J’ai mal agi ! Je ferai mieux la prochaine fois »

 

-          Sentiment de honte : « Je ne suis pas à la hauteur, je ne suis pas une bonne mère! »

 

 

Vous aurez remarqué que pour la culpabilité comme pour la honte elle est enclenchée par ce que nous nous disons intérieurement (dialogue intérieur)

 

 

La culpabilité vient d’une action ou d’un comportement et nous savons qu’il est possible de corriger la situation.

 

La honte affecte directement notre sentiment de valeur. Nous jugeons qui nous sommes et craignons le jugement des autres ce qui nous amène à garder le silence. Or le remède le plus efficace contre ce sentiment de ne pas être assez est de mettre des mots sur ce que nous ressentons.

 

 

Le soutien

 

Selon la recherche de Irène Capponi Maître de Conférences en psychologie. « Femmes en transition vers la maternité : sur qui comptent-elles ? » La mère compte sur son conjoint pour obtenir du soutien émotionnel (réassurance, réconfort et protection). Or la présence et la disponibilité du conjoint n’est pas synonyme de qualité pour le soutien qu’il apporte réellement ! Et les résultats indiquent des corrélations élevées entre la qualité de la relation avec le conjoint et la détresse maternelle, qu’elle soit de l’ordre de la dépression, de l’anxiété ou d’un sentiment plus général.

 

En résumé, le soutien de votre conjoint joue un rôle très important pour votre bien-être émotionnel ! Cependant le père doit-être conscient de l’importance de son rôle et surtout il doit savoir comment vous soutenir? Les hommes se sentent souvent impuissants face aux états émotionnels de leur femme, ils veulent aider mais ne savent pas comment s’y prendre. De plus son lien émotionnel peut nuire à son objectivité et à l’acceptation de la situation. C’est donc très important que vous demandiez et expliquiez ce dont vous avez besoin. Voici des suggestions:

 

-          Se rendre vulnérable en parlant de votre réalité et de vos émotions

-          Faire des demandes claires (sans faire des reproches)

-          Ne pas attendre qu’il devine ou qu’il voit ce qui ne va pas

-          Expliquer l’importance et l’efficacité de l’écoute à votre conjoint

-          Être consciente de l’implication émotionnelle de votre conjoint

-          Avoir des attentes réalistes

-          Avoir comme but de vous soutenir mutuellement

-          Considérer d’aller chercher du soutien vers une personne objective

 

 

 

La compassion envers soi

 

-          Être sa meilleure amie. Être chaleureuse et compréhensive envers soi lorsque nous trouvons notre rôle difficile.

 

-          La compassion envers soi nous amène à plus de compassion envers son enfant et notre entourage.

 

-          Accepter la mère que nous sommes et croire que nous sommes la mère parfaite pour notre enfant.

 

-          Reconnaître que nous sommes en apprentissage et que nous sommes nombreuses à vivre cela.

 

 

 

 

La valorisation de notre vie de maman

 

Nous vivons dans une société qui valorise le succès, la performance, le dépassement de soi et les grandes réalisations. Les gens se lancent des défis pour se sentir vivants et pour s’accomplir! Il est vrai qu’être maman n’est pas perçu comme un exploit et que ce rôle est  peu reconnu mais si c’est une source formidable de dépassement de soi ! Avoir des enfants nous propulse vers la connaissance de soi et l’acceptation de l’autre. Aucun rôle dans notre vie ne nous apporte autant…Cependant il se joue dans l’intimité, au quotidien, de façon continue et dans l’anonymat!  De plus il est difficile d’avoir des résultats tangibles et des preuves de nos efforts quotidiens. Pourtant être une mère attentionnée et présente exige de nous d’être :

 

-          engagée

-          disciplinée

-          dévouée

-          passionnée

-          ouverte d’esprit

-          constante

-          consciente

-          humble

-          vulnérable

-          authentique

-          persévérante

-          intègre

-          curieuse

-          confiante

-          résiliente

-          respectueuse

-          amoureuse

-          ambitieuse

-          attentive

-          Et plus…

 

 

Notre épanouissement passe par la valorisation de ce rôle, par la  reconnaissance de sa richesse et de son importance ! Être fière d’être maman ne peut qu’aider à accepter les exigences de ce rôle ! Ne cherchons plus, l’expérience la plus intense de notre vie est là devant nous !

 

Si vous souhaitez prendre soin de votre bien-être en tant que maman et femme, je vous invite à consulter mon site etremaman.ca ou à me suivre sur Facebook pour connaître les activités conçues pour votre épanouissement !

 

Isabelle Dagenais

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La province de Québec,la grande championne équestre au Canada!

Posté le 21/02/2017

Mais qu’ont donc les Québécoises à tant utiliser les étriers de la salle d’accouchement? Serait-ce une réelle préférence des femmes ou une nécessité médicale qui contribue à sauver des vies? Et bien, laissez-moi élucider pour vous cette question philosophique : ce n’est ni l’un, ni l’autre!

Il a été prouvé mainte et mainte fois que la pire position pour accoucher était le décubitus dorsal et/ou la position semi-assise avec les pieds dans les étriers puisque la pression exercé sur le sacrum peut non seulement être extrêmement dérangeante, voire douloureuse, mais qu’en plus, cela peut ralentir la descente du bébé pendant la poussée! Plusieurs spécialistes en parlent d’ailleurs :

«Au moment de l’expulsion, la position allongée sur le dos est la moins propice de toutes, car elle impose de pousser à l’horizontale, alors que la position verticale, ou accroupie, ou à quatre pattes, permet encore une fois à la gravité d’aider la progression du bébé à travers le bassin. […] plusieurs revues générales de la littérature médicale effectuées par la Cochrane Collaboration, une institution indépendante qui analyse les données scientifiques, ont conclu que :

- Les femmes devraient être autorisées à changer de position quand elles le veulent pendant le travail. […]

- Les accouchements sur le dos s’accompagnent d’une plus grande utilisation de forceps et d’un recours plus fréquent aux épisiotomies. Ils sont plus douloureux pour la mère et s’accompagnent de troubles du rythme cardiaque foetal plus fréquents. » [1]

Pourtant, la province de Québec arrive en première position en «gynécologie équestre» au Canada avec une utilisation à près de 80%[2] des étriers lors de la phase de la poussée.

Si les sages-femmes sont prêtes à faire nombre d’acrobaties pour s’adapter à leurs clientes, les médecins eux, n’y sont pas préparés dans leur formation. Et il faut les comprendre. En premiers soins, en soins infirmiers et fort probablement en médecine également, on apprend aux étudiants à préserver leur intégrité physique pour pouvoir être en mesure d’aider le plus de gens possible. Ainsi, les infirmières montent et descendent les lits pour que ceux-ci soient à une hauteur acceptable pour ne pas qu’elles aient à se pencher et les secouristes ne font pas de déplacements qui ne sont pas nécessaires. Dans cette optique, il est donc normal qu’on demande à la parturiente de se descendre encore un peu les fesses sur le bord du lit d’accouchement afin que le médecin soit bien confortable pour procéder à la délivrance. Mais, en tant qu’accompagnante à la naissance qui prône l’adaptation du professionnel à la femme enceinte et non pas l’adaptation de la femme enceinte à son professionnel, suis-je pour autant pour une mise en danger de mon intégrité physique? Bien sûr que non! Je crois sincèrement que l’on peut faire les deux… avec un peu d’imagination.

Personnellement, je trouve qu’il n’y a rien de plus beau au monde que de voir un médecin à quatre pattes dans une salle d’accouchement avec une lampe de poche pour suivre l’avancement du travail de sa cliente qui, pour son propre confort et de son propre chef, a décidé qu’elle ferait ça accroupie devant son lit avec son conjoint qui la tient en suspension derrière elle. Mais si une urgence survenait? Et si le bébé restait coincé? Et si… et si! Le médecin pourrait mieux intervenir si la femme était gentiment couchée sur le dos dans son lit, non? Il pourrait lui sauver la vie et celle de son bébé! À cela je répondrais qu’une urgence obstétricale n’est que très rarement urgente à la seconde près. Qu’est-ce qu’une petite minute pour se positionner en vue d’une manœuvre quand on sait qu’à partir du moment où une césarienne est jugée nécessaire il faut en moyenne un délai de 30 min pour réunir une équipe?

Il n’y a que très peu de situations où il est vraiment préférable de se mettre en position gynécologique pour la poussée. En fait, même quand le bébé est coincé, il est préférable que la maman bouge et change de position durant la poussée pour favoriser justement son passage.

Choisir sa position pour accoucher est un droit et d’autres provinces au Canada ont commencé à le comprendre…  Selon la dernière enquête canadienne sur l’expérience de la maternité, au Yukon, par exemple, on note le taux le plus faible d’utilisation du décubitus dorsal avec un peu plus de 20%, suivi de l’Île-du-Prince-Édouard avec plus ou moins 25% et les Territoires du Nord-Ouest avec plus ou moins 35%. L’Ontario et le Québec font piètre figure avec leur 50% et 60% respectifs!

De plus, il semblerait que toutes les femmes ne sont pas égales quant aux droits des femmes enceintes. Dans plusieurs pays, les femmes qui présentent des grossesses jugées «anormales» ici peuvent accoucher sur le côté, accroupi, à quatre pattes, dans l’eau, à la maison… même si bébé est en siège! Mais ce n’est évidemment pas le cas au Québec. Quand on sait que près de 80% des Québécoises accouchent les pieds dans les étriers, même si je n’ai pas trouvé de statistiques à ce sujet, je serais portée à dire que pour le part, 99% des gémellipares accouchent en position gynécologique… Mais pourquoi, serez-vous tenté de me demander… Pourquoi forcer les femmes à accoucher en position gynécologique? «Parce que vous avez une grossesse à risque, madame!» Une petite phrase facile à dire qui joue sur la culpabilité des femmes de potentiellement mettre leur enfant en danger en faisant passer leur confort en premier et qui rend toute contestation irrecevable. Oui, par définition, quand on est suivi en clinique GARE, c’est que notre situation comporte plus de risques et que, donc,  les chances que l’équipe médicale a à intervenir sont plus élevées… mais est-ce une raison suffisante pour obliger les femmes à se mettre dans, je le rappelle, la pire position pour accoucher? Parce que… tant que tout va bien… tout va bien, non?

Pour en revenir à ma première question, à savoir si les Québécoises ont réellement une préférence pour la position gynécologique, je dirais qu’il y a fort à parier que ce ne soit pas le cas. En effet, lorsqu’on regarde dans l’histoire de l’humanité, les nombreuses variations de positions d’accouchement représentées dans l’art[3] nous prouvent que très rarement les femmes ont, de tout temps, pris spontanément une telle position. Les sculptures grecques, les bas-reliefs égyptiens, les poteries amérindiennes, les représentations perses; toutes ces œuvres montrent la plupart du temps des femmes accroupies, à quatre pattes ou encore en suspension au moyen d’un arbre ou d’une corde. Et, lorsque les femmes sont représentées semi-assises, elles n’ont jamais le dos courbé en forme de «C» comme on nous l’enseigne de nos jours lors de la poussée, mais bien arqué vers l’arrière avec les bras, plus souvent qu’autrement, en extension. À l’échelle historique, les étriers du lit d’accouchement ne sont qu’un soubresaut étrange d’à peine une centaine d’années et de plus en plus de femmes les boudent avec conviction.

En cette Semaine mondiale de l’accouchement respecté, j’encourage toutes les femmes du Québec à faire descendre cette statistique équestre et à refuser qu’on leur impose une position le jour de leur accouchement que ce soit pour des principes administratifs, sécuritaires ou de confort. Parce que… C’est ma décision, mon corps, mon bébé!

Karine Forget
Accompagnante à la naissance et conférencière
Enseignante à l'École périnatale La venue de la cigogne

 

Sources :
WINCKLER Martin, Travail et accouchement : révisez vos positions!, passeport santé, <http://www.passeportsante.net/fr/Communaute/Blogue/Fiche.aspx?doc=travail-et-accouchement-revisez-vos-positionsetnbsp>, consulté le 28 avril 2016.

Agence de la santé publique du Canada, Ce que disent les mères : l’Enquête canadienne sur l’expérience de la maternité, Ottawa, 2009. < http://www.santepublique.gc.ca/eem >

Well-Rounded Mama, Historical and Traditional Birthing Positions, 18 mars 2015, <http://wellroundedmama.blogspot.ca/2015/03/historical-and-traditional-birthing.html?m=1



[1] WINCKLER Martin, Travail et accouchement : révisez vos positions!, passeport santé, <http://www.passeportsante.net/fr/Communaute/Blogue/Fiche.aspx?doc=travail-et-accouchement-revisez-vos-positionsetnbsp>, consulté le 28 avril 2016.

[2] Agence de la santé publique du Canada, Ce que disent les mères : l’Enquête canadienne sur l’expérience de la maternité, Ottawa, 2009. < http://www.santepublique.gc.ca/eem >

[3] Well-Rounded Mama, Historical and Traditional Birthing Positions, 18 mars 2015, <http://wellroundedmama.blogspot.ca/2015/03/historical-and-traditional-birthing.html?m=1>

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Être une maman entrepreneure

Posté le 21/02/2017

Introduction

 

Être parent de nos jours, c’est un peu comme si on se transformait en dirigeant de PME :

  • Gestion du budget et des dépenses;
  • Gestion du casse-tête des horaires;
  • Délégation de tâches;
  • Support psychologique, moral et environnemental;
  • Etc.

 

Imaginez un instant en plus lorsque vous êtes Présidente Directrice Générale de deux entreprises (La venue de la cigogne et l’Agence de baby planning Cigogne Coup d’Aile)?

 

Bienvenue dans mon quotidien!

 

J’ai décidé de vous livrer quelques-unes de mes stratégies, disons, mes trucs de saine gestion… pour ne pas perdre de plumes (de cigogne)!

 

Déléguer, tu dois!

 

Afin de ne pas porter seule le fardeau de la maisonnée ni de tout transférer sur les épaules de son conjoint, il faut apprendre à déléguer certaines corvées et à compter sur tous les membres de sa famille.

 

Pour alléger mon quotidien, j’ai créé des tableaux de responsabilités pour chacune de mes deux filles. Chacune d’elles doit exécuter le même nombre de tâches que son âge.

 

Ainsi, Fanny qui a 6 ans, doit composer avec 6 corvées, et Lili, quant à elle, 8.

 

Les tâches en question sont de deux ordres : corvées quotidiennes et celles hebdomadaires.

 

Voici donc quelques exemples de responsabilités :

  • Au jour le jour : faire son lit, placer les couverts, desservir la table, ranger ses vêtements, défaire sa boîte à lunch, etc.
  • Une fois par semaine : rentrer le bac de récupération et de compost, vider les poubelles, ranger sa chambre, etc.

 

Ma deuxième grande ligne repose sur l’environnement. J’ai donc adapté ma maison en fonction des enfants afin de faciliter le rangement.

 

Je me suis donc procurée divers meubles allégeant mes soucis :

  • Un support à chaussures à 4 étages : une rangée par personne. Aucun soulier orphelin ni épars dans le vestibule.
  • Des crochets au mur, à la hauteur des enfants, pour y accrocher vestes et manteaux.
  • Un meuble à casiers : chaque membre de la famille possède son petit panier où y glisser gants, tuque, portefeuille, etc.
  • Un pouf/coffre dans le salon : la technique du garnotté-caché est de mise ou l’art de tout ranger en 10 secondes et avoir un salon impeccable.
  • Un tableau à message avec crochets à clés : une façon très visuelle de consulter quotidiennement le calendrier scolaire et parascolaire et de ne pas perdre son trousseau.
  • Un calendrier avec un code de couleurs : une façon rapide de noter les rendez-vous hors cursus et les journées pédagogiques sans service de transport scolaire.

 

Une autre stratégie englobant tous ces items est la pose de pictogrammes. Les enfants pourront, en un clin d’œil, savoir où ranger tel ou tel accessoire, et ce, au bon endroit. Parfait pour trier les LEGOS par couleur!

 

Dans la même ligne de pensée, il importe pour beaucoup de ne pas dépendre que de son clan, mais bel et bien bâtir un réseau élargi solide, en mettant à profit ses amis, voisins et grands-parents.

 

La fameuse course du matin

 

Le fameux métro-boulot-dodo commence à la course dans la plupart des maisons. Au son du réveille-matin, tous doivent s’affairer à se préparer dans un délai parfois concis.

 

Voici d’autres trucs vous permettant d’alléger le tout.

 

La veille au soir, vous pourriez :

  • Faire choisir et sortir les vêtements par vos enfants;
  • Préparer la cafetière;
  • Sortir la vaisselle du petit déjeuner sur le comptoir;
  • Préparer les lunchs après le souper;
  • Déposer les sacs d’école sur le pas de la porte pour ne rien oublier.

 

Au petit matin, lors de votre toilette, vous pourriez préparer les brosses à dents de vos enfants. Ils n’auront qu’à aller s’exécuter après leur repas.

 

Mon conseil infaillible : ne jamais allumer la télévision au cœur de la routine. C’est un piège de manque de temps garanti. Utilisez-la comme récompense pour les matins de champions!

 

Optimiser son temps

 

Voici quelques stratégies en vrac que je mets de l’avant quotidiennement afin de ne jamais surcharger mon horaire, et du coup, mon esprit :

  • Partir une brassée de lavage chaque matin. Cela évite de consacrer une journée complète le week-end destinée à cette corvée.
  • Remplir-partir-vider le lave-vaisselle tous les jours afin d’éviter les piles éparses de vaisselle propre et sale sur le comptoir.
  • Doubler vos recettes tous les soupers et les utiliser dans les lunchs des enfants. Vive le thermos!
  • Utiliser allègrement sa mijoteuse.
  • Laver et/ou couper vos fruits et légumes dès votre retour du supermarché.
  • Faire des réserves (collations, papeterie, vêtements, accessoires, etc.) pour éviter les courses de dernière minute au beau milieu de la semaine. C’est tellement frustrant de magasiner une paire de gants en avril…
  • Si vous êtes complètement dépassée, engager du personnel (ménage, traiteur, gardiennage, etc.).

 

Conclusion

 

En guise de conclusion, voici mes derniers conseils ultimes en lien avec les grands pièges de la parentalité, en terme de gestion :

  • Apprendre à dire NON parfois. Ce n’est pas toujours agréable de devoir jongler avec 3 fêtes d’anniversaire la même fin de semaine.
  • Ne pas surcharger les horaires des enfants avec trop d’activités parascolaires. Mieux vaut privilégier celles qui ont lieu directement à l’école afin d’éviter le rôle de chauffeur de taxi par-dessus le marché. Sinon, pourquoi ne pas pratiquer une activité culturelle ou sportive en famille (peinture, karaté, course, ski, etc.)?
  • Ne pas s’oublier en tant qu’individu. Il importe d’avoir une activité de loisir à l’opposé de son travail. Pour ma part, mon loisir n’est pas la lecture, car je rédige et révise à longueur de semaine. Je me consacre alors à la course, à la mise en valeur de meubles et à ma chorale.

 

N’oubliez pas d’incorporer vos enfants à votre routine; ne sous-estimez pas leurs capacités. Cependant, n’interchangez pas les étapes de celle-ci au risque de les déstabiliser.

 

Voilà donc comment je réussis à passer au travers de mon quotidien… le sourire aux lèvres!

 

Nancy Richard

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Maison Cybèle

Posté le 08/02/2017

Nous souhaitons la bienvenue à toutes les futures et nouvelles familles ainsi qu'aux professionnels de la périnatalité à la maison Cybèle.

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